04 Mai - J-7 - « Il était une fois une course de grenouilles ».


En ce lundi, beaucoup de gens se rassemblèrent pour aller voir cette course de grenouilles quelque peu insolite. La ligne d’arrivée se trouvait en haut d’une grande tour.

 

Bien que personne ne croyait vraiment possible que les grenouilles puissent atteindre le sommet de la tour. Les seules phrases d’encouragement des spectateurs se bornaient à : « c’est impossible, ça ne vaut même pas la peine d’essayer… elles n’y arriveront jamais ! », « Elles n’ont pas assez de forces dans les cuisses…"

 

Les grenouilles, une à une, commencèrent à abandonner sauf une qui continua de grimper. Pourtant, le public continuait à scander : "Impossible", "abandonnez", "ça va être trop long", « elles ne sont pas assez fortes..."  

 

À la fin, aux prix d’un long effort, une petite grenouille arriva au sommet de la tour à bout de souffle, mais avec la satisfaction du devoir accompli. Du côté des spectateurs, ce fut la cohue, pour aller féliciter cette petite grenouille. Tous voulurent savoir comment elle avait fait, comment avait-elle pu trouver les ressources, la force pour terminer l’épreuve. Une des grenouilles concurrentes s’approcha pour l’interroger et découvrit avec stupéfaction qu’elle était… sourde ! 

 

La morale de cette histoire qui n’a jamais été autant d’actualité et qu’au même titre que la grenouille sourde, il ne faut jamais écouter les personnes négatives ni nos pensées dysfonctionnelles, car elles volent nos rêves... 


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29 Avril - J-12 - Comprendre son stress.



Le Stress

Le stress est un concept «fourre-tout» désignant un vague sentiment de "Mal-être". Et pourtant, il est une réaction biologique bien réelle à une stimulation extérieure physique, psychique ou sensorielle. Plus précisément, c’est un quasi-réflexe qui se décompose en trois phases successives, à savoir : alarme, résistance, épuisement. Le stress est un phénomène qui peut avoir des conséquences très graves pour la santé : des stress trop souvent répétés ou à haute dose provoquent énervement, irritation et, surtout, génèrent nombre de maladies psychosomatiques. Il semble parfois difficile de trouver un bon équilibre entre activité et repos, car les limites biologiques et mentales varient d'une personne à une autre... (Télécharger la fiche complète)

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28 Avril - J-13 - Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie



Bronnie Ware est une infirmière en soins palliatifs australienne qui a accompagné de nombreux mourants durant leurs derniers jours. Dans un livre intitulé «Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie», elle raconte les souhaits non réalisés et les regrets de nombreuses personnes au crépuscule de leur existence.



Bronnie Ware est une infirmière en soins palliatifs australienne qui a accompagné de nombreux mourants durant leurs derniers jours. Dans un livre intitulé «Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie», elle raconte les souhaits non réalisés et les regrets de nombreuses personnes au crépuscule de leur existence.

 

 

«Interrogés sur les regrets qu’ils avaient ou sur les choses qu’ils feraient différemment s’ils en avaient l’occasion, des thèmes communs revenaient encore et encore…», expliquait l’infirmière lors de la parution de son livre en version anglaise, en février 2012. Des thèmes qui sont à l'origine de son ouvrage Top 5 Regrets of the Dying, qui vient juste de sortir en version française aux éditions Trédaniel.

 

Voici le top 5 des regrets de ces patients en fin de vie :

 

  • Je regrette de ne pas avoir eu le courage de vivre ma vraie vie et non pas celle que les autres voulaient pour moi.

 

«C’était le regret le plus commun», explique l’auteure sur son blog. «Quand les gens réalisent que leur vie touche à sa fin et qu'ils jettent un regard clair sur leur existence, il est aisé de constater combien de rêves n’ont pas été réalisés. La plupart des gens n’ont pas réalisé la moitié de leurs rêves et doivent mourir en ayant conscience que cela est dû aux choix qu’ils ont fait, où qu’ils n’ont pas fait.»

 

«C’est très important d’essayer de répondre à vos aspirations durant votre existence. Dès que vous perdez la santé, il est déjà trop tard. La santé apporte une liberté dont peu de gens ont conscience, jusqu’à ce qu’ils la perdent.»

 

  • Je regrette d’avoir trop consacré de temps à mon travail.

 

«C’est un regret qui revient chez tous les patients masculins que j’ai eu à soigner. Ils n’ont pas vu leurs enfants grandir, et n’ont pas prêté assez d’attention à leur compagne. Les femmes aussi évoquent ce regret. Mais les plus vieilles d’entre elles, pour la plupart, avaient été femmes au foyer. Tous les hommes que j’ai soignés regrettaient profondément d’avoir consacré une part de leur existence si importante au monde du travail.»

 

«En simplifiant votre style de vie et en effectuant des choix conscients tout au long de votre existence, il devient possible de se départir du besoin de gagner toujours plus d'argent au détriment de votre temps. Et en créant plus d’espaces dans votre vie, vous devenez plus heureux et plus ouvert à de nouvelles opportunités, de celles qui sont plus adaptées à votre style de vie.»

 

  • Je regrette de ne pas avoir plus exprimé mes sentiments.

 

«Beaucoup de personnes ont étouffé leurs sentiments dans le but de rester en paix avec leur entourage. En découlent des existences médiocres, avec des personnes qui n’ont jamais atteint leur plein potentiel. Beaucoup d’entres elles ont par la suite développées des maladies liées à l’amertume et au ressentiment qui résultaient de ces sentiments tus.»

 

«Nous ne pouvons pas contrôler les réactions des autres. Cependant, même si les autres peuvent réagir avec une certaine virulence lorsque vous changez votre façon d’être en vous exprimant en toute franchise, cela finit par renforcer vos relations et à les rendre plus saines. Ou alors cela vous libère d’une relation malsaine qui pollue votre existence. Dans les deux cas vous êtes gagnant.»

 

  • Je regrette de ne pas être resté en contact avec mes amis.

 

«Souvent, les patients ne réalisaient pas l’importance qu’avaient eu leurs vieux amis dans leur existence. Et dans leurs derniers jours, il n’était pas toujours possible de les retrouver. Beaucoup étaient tellement pris par leur propre existence qu’ils ont laissé s’étioler des amitiés en or au fil des années. Il y avait beaucoup de regrets sur le fait de ne pas avoir consacré à ces amitiés le temps et les efforts nécessaires pour les entretenir. Tous les patients regrettaient leurs amis lorsqu’ils étaient sur leur lit de mort.»

 

«Il est commun pour tout un chacun de laisser filer des amitiés dans nos vies bien remplies. Mais quand vous êtes confrontés à l’imminence de votre fin prochaine, les détails physiques de votre vie disparaissent. Les mourants veulent régler leurs affaires financières avant de s’en aller. Mais ce n’est pas l’argent ou le statut qui importent pour eux à ce moment là. Ils veulent tout mettre en ordre pour le bénéfice de ceux qu’ils aiment. Malheureusement, ils sont souvent trop malades ou fatigués pour s’acquitter de cette tâche. A la fin, tout ce qui importe, c’est l’amour et les relations humaines. C’est tout ce qu’il reste dans les dernières semaines, l’amour, et les relations humaines.»

 

  • Je regrette de ne pas m’être autorisé à être plus heureux.

 

«C’est un regret étonnamment commun. Beaucoup ne se rendent pas compte avant les derniers instants que le bonheur est un choix. Ils étaient tous empêtrés dans leurs vieilles habitudes. Le soi-disant confort qu’apporte la routine a empiété sur leurs émotions et leur physique. Dans la peur du changement, il s’étaient convaincus et avaient convaincu leur entourage qu’ils étaient heureux. Alors qu’au fond d’eux-mêmes, ils aspiraient à rire franchement, à avoir plus de folie dans leur vie.»

 

«Quand vous êtes sur votre lit de mort, ce que les autres pensent de vous est la dernière de vos préoccupations. Comme il est merveilleux d’être capable de lâcher prise et de sourire à nouveau, et ça bien avant que vous vous apprêtiez à rendre votre dernier souffle.»

 

«La vie est un choix. C’est VOTRE choix. Choisissez consciemment, choisissez sagement, choisissez avec honnêteté. Choisissez le bonheur.»

 

On évoque parfois, entre amis, la liste des choses que l’on aimerait faire avant de quitter ce monde. Cette liste est communément appelée «The Buckest List», en référence au film du même nom qui met en scène deux hommes (joués par Jack Nicholson et Morgan Freeman) qui se retrouvent à partager une même chambre d’hôpital. Ils n’ont plus que six mois à vivre. L’un d’eux établit une liste de ce qu’il aimerait faire avant de mourir et l’autre, richissime, décide d’exaucer ses rêves.

 

Avez-vous déjà fait une liste similaire ? Si oui, avez-vous accompli certains de vos objectifs ?


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27 Avril - J-14 - Cycle de la dépendance et accès à l’autonomie



Cycle de la dépendance et accès à l’autonomie

Parce que les situations de dépendance existent dans nos quotidiens et nous préviennent de faire l’expérience de l’autonomie, je mets aujourd’hui le focus sur un nouvel outil de conscientisation : le cycle de la dépendance de Katherine Symor.



Représentation du cycle de la dépendance
Représentation du cycle de la dépendance

Katherine Symor est une analyste transactionnelle américaine ayant travaillé dans les années 1970 avec des membres de groupes opprimés, des femmes américaines dont les options étaient, à cette époque, très limitées en conséquence de structures sociales, politiques et économiques. Ces restrictions de choix sont en elles-même une oppression.

 

Au travers de ses études de groupes de femmes opprimées, elle a mis en évidence un cycle permettant d’ accéder à l’autonomie : le cycle de la dépendance, dont les applications vont bien plus loin que la population objet de l’étude car il peut être identifié dans tous les contextes de la vie que ce soit professionnel, familial, amoureux, amicaux, politiques, sociaux, mais aussi tout simplement le développement de l’enfant.

 

Katherine Symor précise que le cycle de la dépendance n’est pas linéaire et que la personne fait à nouveau l’expérience de la dépendance une fois confrontée à un problème nouveau. Mais dans ce cas, les cycles sont bien plus rapides. En effet, la personne résout ces nouveaux problèmes chaque fois avec un niveau d’autonomie accrue.

 

Le concept développé par Katherine Symor sur l’autonomie – qu’elle a appelé le cycle de la dépendance — montre que c’est un processus en 4 étapes au cœur de notre développement et de notre croissance. Il décrit notre accès à l’autonomie par rapport à une figure d’autorité. 

 

Le cycle de l’autonomie est à l’image du développement de tout être humain qui passe par différentes étapes du nourrisson à l’adulte autonome.Nous sommes amenés à revivre un processus semblable dans nos relations à des personnes ou des organisations qui représentent pour nous une autorité de compétence, de pouvoir ou d’influence. Sur les sujets qu’elle a développés, Katherine Symor a repéré qu’il n’est pas possible de passer d’une position de vie -/+ directement à une position +/+.

 

Dans le cycle de la dépendance, chaque étape doit être franchie pour passer à l’étape suivante.

 

Dépendance

Contre-Dépendance

Indépendance

Inter-dépendance

Symbiose et soumission à l’autre. Prendre connaissance de notre métier, de notre nouveau poste ou bien de notre rôle dans un projet.

J’existe par rapport et en opposition à l’autre. La personne commence à maîtriser sa fonction.

Désir d’affirmation de soi

Je n’ai plus besoin de l’autre pour exister. Ayant assimilé mon rôle, je fonctionne seul dans une relation client fournisseur

Je peux faire seul et j’ai compris que je suis plus puissant à plusieurs. Je peux être en symbiose avec une soumission appropriée.

Le béni oui-oui (toujours d’accord)

ou

se pose en victime

Le hérisson (toujours opposé)

ou

adopte un rôle d’accusateur

Le polisson (travaille seul sans reporting)

ou

est individualiste

L’unisson du groupe (bien qu’avec ce groupe)

ou

cherche à dominer

- / +

- / -

+ / -

+ / +

 

 

1. Dépendance

 

La dépendance est une phase de soumission à l’autre. L’autre est responsable des choix, des actions et des résultats. La personne dépendante a besoin des autres pour obtenir ce qu’elle veut.La personne dans cette phase se sent démunie et pense qu’il n’est pas possible de faire évoluer la situation.

Si elle est pathologique, elle correspond au rôle de Victime dans le triangle dramatique. Lorsqu’elle est authentique, elle répond à une situation d’oppression, d’inégalités et de manquements réels.

 

Par exemple dans le contexte familial, le bébé est dépendant de ses parents pour se nourrir, se laver, se vêtir…

Dans le contexte professionnel, il peut s’agir par exemple de la phase de formation d’un junior récemment embauché. Phase durant laquelle il ne sera pas mis en contact direct avec des clients ou n’aura pas de responsabilité budgétaire…

 

 

2. Contre-dépendance

 

Cette phase est celle de la rébellion, du rejet en bloc de ceux dont la personne était dépendante. Elle se caractérise par la colère, l’hostilité. Elle est nécessaire et doit être expérimentée pour passer à l’étape suivante. Lorsqu’elle est pathologique, elle se caractérise par un rôle de Persécuteur dans le triangle dramatique ou de l’agressivité passive. Si elle est authentique, elle est fondée sur une vision claire des déficiences et manquements des personnes et systèmes dont la personne était dépendante.

 

Par exemple dans le contexte familial, l’adolescence est un exemple parlant d’une phase de contre-dépendance exprimée au travers de phrase comme “Vous ne comprenez jamais rien, “Vous êtes trop nuls.”…(je vous fais la version soft !).

Dans le contexte professionnel, il peut par exemple s’agir du moment ou ce même jeune embauche prend ses premières responsabilités et se positionne comme “sachant mieux que les seniors qui ne connaissent rien aux nouvelles méthodes et techniques”…

 

3. Indépendance

 

L’indépendance est la phase durant laquelle la personne est responsable des choix, des actions et des résultats. C’est une étape de conscience de ses valeurs, de son identité, de son unicité. La personne indépendante peut obtenir ce quelle veut par ses propres moyens. C’est une étape de séparation durant laquelle l’envie de tout plaquer (son job, son conjoint,…) peut être forte. Il est donc important de bien différencier indépendance d’une simple réaction égoïste à la dépendance. Si elle est pathologique elle prend la forme du rôle de Sauveur dans le triangle dramatique. Si elle est authentique elle permet l’exploration saine de nouveaux systèmes, de nouvelles structures et normes.

 

Par exempledans le domaine familial, le jeune adulte, émotionnellement indépendant, pourra prendre son indépendance en ne partageant plus ses expériences avec ses parents.

Dans le domaine professionnel, le jeune consultant, intellectuellement indépendant, pourra faire  l’expérience de son poste sans ressentir le besoin de partager ces expériences avec ses collègues ni de les solliciter pour obtenir leurs points de vue, leur expertise.

L’indépendance n’est pas la dernière étape vers l’autonomie car penser de façon indépendante ne convient pas dans un monde de relations d’interdépendance. Par exemple dans le contexte professionnel : les personnes indépendantes sont de bons travailleurs, mais ne sont pas des leaders ou des atouts au sein d’une équipe.

 

4. Interdépendance

 

L’interdépendance est la phase du nous. Nous sommes responsable des choix, des actions et des résultats. Nous combinons nos talents et nos capacités pour créer quelque chose d’encore mieux.

La personne interdépendante combine ses actions et son énergie avec ceux de l’autre pour obtenir de meilleurs résultats. Elle s’épanouit et se développe dans sa relation avec l’autre. C’est une phase de maturité avancée.

Lorsqu’elle est authentique c’est une phase de conscience et de sens profond des options et de l’autonomie.

 

Par exemple, dans le domaine familial, le jeune adulte émotionnellement indépendant reconnait qu’il a besoin de donner et de recevoir de l’amour. Il partage ses difficultés et ses réussites avec ses parents et ensembles, ils apportent des solutions et construisent des projets.

Dans le domaine professionnel, le jeune consultant, intellectuellement indépendant réalise qu’il peut s’appuyer sur la réflexion des autres en complément de la sienne. Il a l’esprit d’équipe et sait s’appuyer sur les compétences de ses collègues pour apporter plus de satisfaction a ses clients.

Quelle difficulté je peux rencontrer pour atteindre l’autre stade?

Quel pourrait être le rôle de la figure d’autorité dans ce changement?

 

1 - Dépendance :

 

Je reçois de cette autorité la sécurité, la protection, les informations et règles pour agir, la reconnaissance (positive ou négative) dans mon apprentissage ou suite à mes actions. Cette relation me permet de me construire en recevant.

 

Je quitte progressivement cette dépendance en faisant le deuil de la sécurité qu’elle m’apporte…

J’accepte l’idée que l’autre pense différemment et mon attitude le permet.

 

2. Contre-dépendance :

 

Je prends le contre-pied des règles et directives de cette autorité, je m’intéresse aux informations issues d’un point de vue différent du sien. Je m’appuie sur ce qu’elle m’apporte pour trouver ma consistance en me démarquant, en la critiquant. J’ai besoin de la fermeté de ses positions car dans cette relation je me construis en m’opposant.

 

Je quitte cette position en faisant le deuil du plaisir de m’opposer, en osant ma solitude.

J’accepte l’idée que l’autre puisse travailler sans mon aide.

 

3. Indépendance :

 

J’ai assez d’assurance pour voler de mes propres ailes. J’ai besoin de poursuivre ma croissance seul, avec mes propres démarches, mes propres sources d’information, mes propres options. Je ne fais plus référence à cette autorité. J’ai besoin qu’elle accepte de me laisser poursuivre mon chemin à ma façon, qu’elle permette, voire protège mon indépendance. Je me construis en naviguant avec mes propres cartes et ma propre boussole.

 

Je quitte cette position en accueillant les limites de ce que je peux faire seul, en faisant le deuil du plaisir que j’y trouve et en m’ouvrant aux richesses et contraintes d’une relation

J’accepte l’idée que nous puissions travailler entre «pairs» sur certains sujets.

 

4. Interdépendance :

 

Je rentre dans une relation d’échanges réciproques avec cette ancienne figure d’autorité qui devient maintenant partenaire (à la condition qu’elle soit ouverte à cette qualité de relation). Nous accédons à un enrichissement mutuel. Je lui apporte et elle m’apporte. Nous fonctionnons sur la base du partage, d’un échange équilibré de services et d’informations sur la base de négociations et contrats, sans rapport de force. Nous nous construisons ensemble. On peut ajouté à ce concept la question du « Sens ». Nous sommes en fonction des situations, tous dans l’une des étapes de l’autonomie. Et y être à l’aise demande que cela ait du sens.


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24 Avril - J-17 - Surmenage



C'est vendredi...

Petite pause (mais révision des thèmes abordés) en vidéo.




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23 Avril - J-18 - Les cycles d'évolution, de l'analyse à l'action.



Les cycles d'évolution, de l'analyse à l'action.

On parle souvent du changement et cela fait peur, car, derrière le changement, un impératif fait jour : je dois être quelqu'un d'autre, or je n'ai pas vraiment envie d'être quelqu'un d'autre. La notion d'évolution est mieux ressentie parce qu'elle semble moins brutale. Lorsqu'une personne évolue, elle traverse différents cycles



 

 

Le lancement...

 

C’est une période où l’on est exclusivement centré vers l'extérieur. Phase dans laquelle je me trouve lorsque je démarre un travail ou une relation affective en laquelle je crois. J'ai envie d'apprendre, de progresser. Je suis dans l'enthousiasme, dans l'énergie et je suis très motivé(e).

 

Dans ma vie privée : Je tombe amoureux(se). Je suis centré(e) sur les bienfaits, les qualités et les compétences de cette personne. Je vois uniquement le beau chez lui ou elle. Je suis complètement passionné(e) par la relation et malgré un emploi du temps chargé je me libère pour la (le) rencontrer et l'écouter. Une capacité d'écoute incroyable, mais qui disparaît parfois rapidement. Je désire construire ma vie avec elle ou lui.

 

Le plateau…

 

Puis arrive la phase "plateau", je désire bénéficier de la réussite de ce que j'ai accompli. En clair, j'aime la personne ou mon travail, je suis conscient(e) de ses qualités et de ses défauts et tout va bien.

 

Au niveau professionnel, en phase plateau, on se pose la question « Que dois-je faire pour l'alimenter ? Qu'ai-je besoin d'apprendre, de développer pour continuellement aimer mon travail et être passionné par celui-ci ? De quoi ai-je besoin ? »

 

Au niveau du couple : « De quoi ai-je besoin pour améliorer ma relation de couple ? Pour pimenter ma relation ? De quoi ma compagne (mon compagnon) a-t-elle(il) besoin ? De quoi ai-je besoin ? »

 

Si vous vous posez en permanence ces questions, vous pouvez maintenir une phase plateau pendant des années. En revanche, si vous n'alimentez pas cette phase, vous passez en phase 3...

 

... Le déclin

 

Phase dans laquelle j'aime toujours ce que je fais, mais certaines choses ne me conviennent plus et me pompe de l'énergie. J'aime la personne avec qui je vis sauf que certains de ses comportements me dérangent comme la jalousie par exemple.

 

Voilà ce que l'on appelle le déclin : je suis toujours tourné(e) vers l'extérieur, je bâtis mon chapitre puisqu'en phase 1 et 2 on est toujours dans la construction d'un nouveau chapitre de vie, mais je vais avoir des choix à faire : phase de résolution des problèmes : « identifier ce qui me convient et ce qui ne me convient pas. »

 

Deux possibilités :

 

Soit, je pose une action me permettant de régler le problème rapidement et je reviens en première phase (mini-transition) : meilleure gestion affective ou administrative... je me motive à nouveau, j'avance, j'apprends.

Avec ma compagne ou mon compagnon, j'engage une vraie discussion afin de lui expliquer que ses comportements sont inadéquats. Également je réfléchis sur mes propres comportements qui ont pu générer ce problème. Chacun fait des efforts, elle ou il s’engage par exemple, à ne plus rentrer dans des scènes de jalousie et moi à surveiller mes comportements. Suffisant pour revenir en première phase.

 

Soit, je n’ose pas ou ne peux pas poser le problème alors la mini-transition devient impossible, on est alors obligé de mettre en place une suite de mini transitions qui coûte beaucoup d'énergie. Par exemple :

 

Dans le travail : les difficultés récurrentes provoquent un manque de passion et font qu'on est plus centré sur la problématique que sur la créativité, je me lasse à un moment donné.

Dans le couple : malgré diverses conversations, elle ou il multiplie et de manière convulsive les crises de jalousie. Cela devient de plus en plus pénible et de moins en moins gérable à tel point qu'on ne croit plus aux mini-transitions. Vous rentrez en phase trois.

 

 

... Le marasme ou cocooning

 

C'est un moment où les personnes peuvent changer de profession ou de fonction ; c’est le moment où l’on se dit « Je ne veux plus de ça ». C’est la période des remises en question.

 

Au niveau du couple : on peut se demander « Qu'est-ce qui m'a fait rencontrer cette personne » et me rendre compte que j'étais conscient(e) (intuition) de la problématique de cette personne, mais que j'étais en mode sauveur(se) et que je pensais pouvoir régler le problème : la toute-puissance. Là, je devrais me poser les vraies questions sur moi-même, qu'est-ce que je veux vraiment ? Qu'est-ce qui a fait que j'en suis arrivé(e) là ?

 

Culturellement en Europe, on a peur d'entrer dans cette phase, la seule dans laquelle il paraît malsain de se retrouver.

« Après avoir divorcée, j'étais invitée par des amies où il y avait de beaux célibataires, mais je n'avais pas envie de cela, j'étais dans une période où j'avais besoin de me poser, d'être centrée sur moi, d'être cachée sous la couette à regarder des films débiles et à manger des cacahouètes en buvant du Coca-cola. Phase de marasme appelée cocooning » m’expliquait une patiente.

Cette phase d'intériorisation, souvent apparentée au blues, à la déprime est culturellement parlant  incorrecte, car « c’est incorrect d'avoir une déprime, alors que j’ai un super boulot, des amies, etc. » concluait-elle. Beaucoup de personnes prennent à ce moment-là des médicaments. Cela génère souvent des « zombies ». Or, ces périodes de troubles sont nécessaires et c'est d'ailleurs au cours de ces moments-là que se construit le plus l’identité. 

 

Même si pendant cette phase, pourtant la personne peut reconstruire son identité. La France est  championne du monde de la consommation d'antidépresseurs et de neuroleptiques, mais également en termes de taux de suicide. En ce qui concerne les dépressions notre pays se trouve dans le top 5 mondial. Souvent lié à la peur de la zone 4 (marasme), pourtant on doit y aller et plus on retarde l'échéance, plus le choc sera violent. Car le problème de la phase 4 n'est pas d'y être, mais d'y séjourner ! Si les personnes se posent les bonnes questions ( Qui suis-je ? Qu'est-ce que je veux pour moi ?…), elles en sortiront. Et si les gens en ont si peur, c'est parce qu'ils redoutent leurs émotions.

 

Petite histoire sur les émotions : "Un jour, un messager arrive à la cour du roi et il annonce que la fille du roi a épousé, en secret, le fils du pire ennemi du roi, un autre roi avec qui il est en guerre depuis de nombreuses années. Le roi entre dans une colère épouvantable et ordonne à ses armes qu’ils tuent le messager sur le champ. Avant d'enterrer ce dernier, on lui retire ses vêtements et l’on s'aperçoit que le messager est en fait la fille du roi qui avait utilisé ce subterfuge par peur d'annoncer elle-même la nouvelle à son père".

 

Moralité de l'histoire : Ne tuez jamais le messager, ne tuez jamais les émotions. Chaque émotion a un sens et une raison d'être, elle est porteuse d'un message si on l'écoute, on devient émotionnellement intelligent.

 

"Quelles sont les émotions que vous vivez ? Est-ce de la frustration, de la colère, de l'apathie, de la tristesse ? Chaque émotion est porteur d'un message, quel est-il ?

Et si en retour vous deviez poser une question, quelle serait-elle ? Si vous vous posez les bonnes questions, vous entrerez en phase 5 celle du renouveau... 

 

 

... Le renouveau ou l'expérimentation

 

Après le deuil, on quitte une relation... Je sais ce que je veux, je sais ce que je ne veux plus. Je vais poser des actions nouvelles.

 


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22 Avril - J-19 - Les pensées dysfonctionnelles.



Les pensées dysfonctionnelles

Le terme distorsion cognitive a été introduit par le psychiatre américain Aaron T. Beck (1967). Il désigne des façons de traiter l'information qui résultent en erreurs de pensée prévisibles et qui ont souvent pour conséquence d'entretenir des pensées et des émotions négatives.

Aujourd'hui, il y a un peu de lecture.

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Les pensées dysfonctionnelles
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1 - La pensée dichotomique ou principe du « tout ou rien »

 

C'est le fait de penser que si une chose n'est pas exactement comme nous le souhaitons, alors il s'agit d'un échec. Il s'agit d'une perte totale des nuances. Cette erreur de perception est souvent associée au perfectionnisme. Elle conduit fréquemment à la crainte de l’échec. Et si l’on n’atteint pas la perfection, alors on se perçoit comme un incapable.

Par exemple, « J’ai raté cet examen, donc je suis nul et incapable de faire des études. » « Si je n'ai pas été embauché, c'est que je ne vaux rien », « Si je n'ai pas 20 sur 20 à cet examen, c'est que je suis nul ». Dans ces conditions, avoir 18 sur 20 à un examen, ou n'être « que » le second de sa promotion peuvent être perçus comme des échecs.

 

2 - La surgénéralisation.

 

C’est le fait de construire des règles pour son comportement futur à partir de quelques évènements négatifs passés. Cette distorsion cognitive consiste à conclure spontanément à la répétition future d’une situation défavorable. De cette manière, un seul évènement négatif apparaît comme faisant partie d’un cycle sans fin de déceptions. 

Par exemple : « Je viens de me disputer avec mon épouse, donc nous ne pourrons jamais avoir de vie de couple heureuse. », « Elle n'a pas voulu sortir avec moi ; je vois bien que je n'arriverai jamais à sortir avec une fille ». 

Avec la surgénéralisation, un seul évènement négatif peut influencer tout le comportement à venir d'une personne qui se voit alors vouée à l'échec. On peut distinguer 2 grands types de surgénéralisation :

    2-a : La surgénéralisation verticale : un échec dans un domaine à un moment donné, et c'est tout le domaine en question (passé, présent et futur) qui est perçu comme un échec et perdu d’avance.

Par exemple : « Elle ne veut pas sortir avec moi. J'ai toujours tout raté en amour, je serai seul et malheureux toute ma vie ».

  2-b : La surgénéralisation horizontale : c'est le fait de lier entre eux des problèmes différents, là où ça n'a pas lieu d'être. Un échec dans un domaine va amener la personne à voir des échecs dans tous les domaines.

Par exemple : « J'ai été licencié de mon entreprise, ce n'est pas étonnant, je rate tout ce que je fais dans la vie ».

 

3 - L'abstraction sélective ou Filtre

 

C'est un filtre mental qui ne laisse percevoir que le côté négatif des choses. On se focalise sur un détail déplaisant en dégageant une conclusion. Ce filtrage de la pensée peut fausser sévèrement la réalité.

Par exemple : une personne passe une soirée avec des gens agréables et intéressants, elle s'amuse, elle danse, lorsque quelqu'un renverse une boisson sur son pantalon. À cause de cet incident, elle en conclut que la soirée est totalement gâchée. « Un athlète gagne une rencontre sportive, mais au lieu de s'en réjouir, il passe plusieurs jours à ressasser les erreurs qu'il a commises pendant la compétition et s'en fait le reproche. »

 

4 - La disqualification du positif ou rejet du positif :

 

C’est le fait de transformer une expérience neutre ou positive en expérience négative. Cette distorsion cognitive consiste donc à rejeter tous les évènements positifs en affirmant qu’ils ne comptent pas. Les personnes victimes de telles illusions s’en servent parfois inconsciemment pour préserver une image négative d’elles-mêmes et de la vie, malgré la présence d’éléments positifs. Cette façon de penser est particulièrement destructrice et peut plonger la personne dans un désespoir intense.

Par exemple : « Mes amis m’invitent à sortir avec eux, mais ils le font tous par pitié », « on me fait un compliment, j'en déduis que «tout le monde sait que c'est faux, on me dit ça juste pour me faire plaisir », ou encore : « Le soutien des gens qui m'aiment ne compte pas. Ils ne connaissent pas ma vraie nature ».

 

5 - Les conclusions hâtives ou le principe de l'inférence arbitraire 

 

C’est le fait d’imaginer des scénarios noirs ou catastrophes sans preuve et d’y porter crédit. Cette distorsion cognitive consiste à aller au-delà de la preuve et parvenir à une conclusion qui fait paraître les choses bien pires qu’elles ne le sont en réalité. Cette forme de distorsion établit donc des « faits » sans se soucier de leur véracité. Pour les gens déprimés ou anxieux, les conclusions hâtives sont presque entièrement négatives. Ceci les amène à prévoir le pire, en ayant la conviction que les circonstances démontrent sans l’ombre d’un doute qu’ils ont raison. La prédiction est alors considérée comme une certitude, même si elle est totalement déconnectée de la réalité. 

Par exemple : « Suite à un attentat terroriste à étranger, certains croient qu’ils seront nécessairement attaqués. »

On peut en distinguer 2 sortes :

    5-a : Les lectures des pensées d'autrui : C'est lorsque l'on croit connaître les pensées des autres en se fiant à de maigres indices.

Par exemple : « Je lui ai laissé un message, mais il ne m'a pas rappelé, il ne me considère plus comme son ami », ou bien : « Mon supérieur m'a regardé de travers, il pense certainement me licencier ».

    5-b : Les erreurs de voyance : faire des prédictions pessimistes et les considérer comme vraies.

Par exemple : « Je vais devenir folle », « Cette thérapie ne marchera pas, je suis incurable », « Je vais rester seul toute ma vie. »

 

6 - Exagération (dramatisation) et minimalisation

 

C’est le fait d’exagérer ses erreurs ou faiblesses et de minimiser ses points forts. Ces deux phénomènes incitent la personne qui en est victime à se sentir sans valeur et inférieure aux autres.

Par exemple : « J’ai été rejeté par ma petite amie, donc je suis moche et personne ne voudra de moi. »

Exemple d'exagération : « J'ai fait une erreur au travail, tout le monde va le savoir et je serai complètement ridicule aux yeux de tous. »

Exemple de minimalisation : « J'ai trouvé la solution au problème, mais c'est simplement parce que j'ai eu un coup de chance ».

 

7 - Le raisonnement émotionnel

 

C'est le fait de se servir de ses propres sentiments et émotions comme s'il s'agissait de preuves. Cette distorsion cognitive consiste à présumer que ce que l’on ressent émotionnellement correspond nécessairement à la réalité. Cette façon de raisonner peut conduire à des erreurs sévères, car nos émotions sont de mauvais guides pour évaluer objectivement une situation.

Par exemple : « Je me sens désespéré, donc mes problèmes doivent être impossibles à résoudre », « Je ne me sens pas de taille à affronter cette situation, donc je suis un perdant », « Si je me sens dégoûté de ce monde, c'est parce qu'il n'a rien à m'offrir de bien », « Si je suis angoissé tout le temps, c'est bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas ».

 

8 - Les fausses obligations ou les « dois » et les « devrais »

 

C’est le fait de se fixer arbitrairement des buts à atteindre (je dois, je devrais…). Cette distorsion cognitive consiste à attribuer à soi et aux autres des obligations exagérées ou totalement inventées. Le fait d’attribuer des « dois » et « devrais » aux autres provoque souvent des sentiments de déception. Certains vont même jusqu’à rejeter les personnes qui se comportent mal selon leurs critères arbitraires.

Par exemple : « Tout le monde devrait faire de l’exercice physique. Donc tous ceux qui n’en font pas sont paresseux », « je dois absolument faire le ménage chez moi ». 

Dans le cas probable où la personne n'atteint pas ses objectifs, elle se sentira coupable. On peut également appliquer cette règle pour les autres (on me doit…).

Par exemple : « Après tout ce que j'ai fait pour lui, il pourrait au moins être reconnaissant ». Cela conduit à un sentiment d'amertume, de ressentiment, et/ou à l'idée qu’elle est la seule personne à se conduire convenablement.

 

9 - L'étiquetage 

 

Il s’agit de jugements définitifs et émotionnellement chargés que l'on porte sur les autres ou sur soi-même. Cette distorsion cognitive est une forme exagérée de généralisation. Il s’agit d’évaluer une personne d’une manière intransigeante et chargée d’émotion. De tels jugements sommaires ont pour effet de décrire les gens en des termes excessifs.

Par exemple : « Cet homme est un idiot » ou « cette femme est égoïste ». En résumé, il s’agit d’accoler une étiquette catégorique aux gens dont le comportement nous déplaît ou nous fait peur. Ce qui peut avoir pour effet de les rejeter sans raison valable.

Par exemple : « Cette personne est un monstre » ou dire « Je suis complètement nul » au lieu de dire « J'ai fait une erreur ».

 

10 - La personnalisation

 

C’est le fait de se sentir responsable du comportement des autres. Il s’agit ici de s’attribuer la responsabilité de situations pénibles sans en être la cause.

Par exemple : Penser que : « Je suis l’unique cause de la dépression de mon conjoint » ou « C’est entièrement de ma faute si mes enfants sont indisciplinés », « Ce qui arrive est ma faute ».

 

La personnalisation conduit à un sentiment de culpabilité. C'est l'erreur commune consistant à penser pouvoir gérer la vie des autres (alors qu'on ne peut que parfois l'influencer). 


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21 Avril - J-20 - Notre cerveau ne comprend pas la "Négation"



Notre cerveau ne comprend pas la "Négation" ?

Ou plus exactement "l'inaction"



Combien de fois dans notre quotidien, utilisons-nous la formulation « ne … pas » ? Il est intéressant aussi de prendre conscience du nombre de fois où vos interlocuteurs l’emploient.  Vous serez vite submergés par les : « je ne sais pas… », « je ne peux pas… », « je ne veux plus… », « je n’ai pas le temps … », « ne fais pas … », « il ne faut pas… », « tu ne dois pas… ».

 

À moins d’utiliser la formulation négative de manière très subtile et dans quelques cas précis[1], elle est bien la pire des formulations à employer si l’on veut se mettre en action, se faire entendre ou bien atteindre un objectif.

 

Si je vous dis « Ne pensez pas à votre téléphone portable »… À quoi pensez-vous ? Bien sûr à votre téléphone portable…

 

De même, si je vous demande de me dessiner quelqu’un « qui ne marche pas ». Vous serez dans l’impossibilité de le faire. Nous pouvons dessiner une personne qui fait quelque chose, mais pas un individu qui ne fait pas quelque chose.

 

Le fonctionnement de notre cerveau est tel qu’il lui est impossible de se représenter l’image d’une négation. Afin de faire le choix d’agir ou de ne pas agir, de réaliser une action, notre cerveau a besoin d’une consigne dite « réalisable » et de consignes formulées positivement pour pouvoir induire ensuite des ordres à notre corps et réaliser des actions.

 

Paradoxalement, si l’on vous demande de « ne pas faire quelque chose », dans la majorité des cas vous obéirez quand même, car vous comprenez toutefois le message, mais votre cerveau substituera une action positive à mettre en œuvre par exemple : « Ne traverse pas, le feu piéton n’est pas vert ! » le cerveau passera par un mode traduction : « ne pas traverser » deviendra « s’arrêter ».

 

Lorsqu’il s’agit pour nous-mêmes d’un objectif de vie ou de modifier un mécanisme, cela est beaucoup plus laborieux et difficile comme « je ne veux plus me laisser avoir », « je ne veux plus fumer » ou « je ne veux plus vivre d’émotions négatives ». Au lieu d’avoir des actions concrètes comme « quand je suis sollicité, je prends le temps pour y répondre » ou bien « quand je ressens l’envie de fumer, je prends un substitut à la nicotine ». Notre cerveau cherche à traduire parfois en vain et souvent mal à propos, l’action à mettre en place. 

 

De la même manière, notre cerveau ajoute, complète, interprète, substitue et réorganise les informations, mais il ne les enlève pas. Combien de personnes avons-nous entendues dire : » qu’elles ne veulent plus être malheureuses ou qu’elles ne veulent plus avoir de problèmes d’argent ou de couple et passent la majeure partie de leur temps à se plaindre et à ruminer. Dans ce cas précis, notre cerveau ne connaissant pas la « négation » construit un schéma corporel et mental correspondant à ce que l’on « ne veut pas », ainsi l’organisme conditionné par ces pensées négatives, induit un état d’être et des comportements qui conduisent à ce que tout s’adapte à cet état. La nature concourt à ce qu’elle se réalise et le simple fait de vouloir s’y opposer conduit à récolter ce que l’on a semé : le conflit avec l’autre et/ou contre soi-même. Prendre conscience et du recul ainsi que lâcher-prise [2] c’est apprendre à composer plutôt qu’à s’affronter et résister. 

 

S’exercer à formuler de manière positive peut-être utile aussi bien dans notre vie professionnelle que personnelle :

  • dans le management d’équipes lors de la transmission des consignes ou des attentes.
  • avec les enfants en remplaçant les classiques comme « ne tombe pas » par « regarde ou tu mets les pieds ».
  • ...tant d’autres. 

D’où l’importance d’identifier les « ne… pas » dans votre quotidien et de les remplacer par une formulation positive. Vous constaterez que dans bon nombre de cas, la tâche peut s’avérer difficile dès qu’il s’agit de pensées ou d’actions qui vous tiennent à cœur et des liens relationnels plus ou moins impliqués avec notre interlocuteur. Mais cet exercice peut débloquer de nombreuses situations et résoudre bien des problèmes.

 


[1] Il est possible en utilisant une formulation négative d’induire une consigne au cerveau de son allocutaire et de faire passer un message positif comme par exemple : « ce n’est pas le produit miracle… » utilisé en technique de vente.

 

[2] Au sens d’abandon du contrôle de sa vie et de la vie des autres, résultant en un bien-être.

 


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20 Avril - J-21 - Programme "L'Après 21"



Définir un objectif de transformation.

"Il n'est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va. [...]" - Sénèque



Programme "L'après 21 jours"

Même si je suis un fervent militant de la sophrologie caycédienne, de la méditation ou de la pleine conscience... nul ne peut ignorer que pour les personnes confrontées à la souffrance ou à certains agents de stress, la pratique de tels techniques s’avère beaucoup plus complexe.

 

En effet, lorsqu’on médite ou que l’on se met en état de pleine conscience, il y a un effort à fournir plus ou moins important, par le fait de désengager l’attention portée à ses propres pensées. Ainsi lorsqu’on vit un moment de stress ou de souffrance aigus, nous sommes confrontés en permanence à des pensées négatives sans avoir forcément l’énergie ni les ressources nécessaires pour parvenir à conscientiser et à prendre le recul nécessaire.

 

Ce n’est pas aussi simple que cela, surtout pour les Occidentaux qui vivent beaucoup dans le mental, à l’inverse des cultures orientales singulièrement bien plus à l’écoute de leur corps. Par l’influence de notre société, nous avons pour la plupart d’entre nous une rééducation à faire pour apprendre à nous désengager de nos pensées dysfonctionnelles et pour ramener notre attention au niveau du corps. Même si cela dit, pour certaines personnes, la pratique de la méditation et/ou de la pleine conscience est assez aisée.

 

Les effets de la pleine conscience ou de la méditation validés par des tests d’imagerie médicale montrent l’activation ou la désactivation de diverses aires précises de notre cerveau. L’objectif de la pleine conscience est d’essayer « de suspendre » la partie du cortex préfrontal, partie du cerveau qui s’active lorsque l’on réfléchit, rationalise et intellectualise au profit des aires sensorielles de notre cerveau et de jouer donc sur sa plasticité dans le cadre d’une pratique quotidienne. Même si les spécialistes évaluent à 30 à 45 minutes par jour le bon niveau de pratique, je ne serais pas aussi affirmatif afin de ne pas démotiver les patients.

 

Voilà pourquoi, cet entrainement n’est pas une pratique si simple à intégrer dans sa vie au quotidien. Il serait dommage qu’ils aient l’impression que cela est peine perdue ou inefficace, et de ne rien faire du tout. Ce n’est pas le but. Ce qui me semble important, c’est que les personnes qui décident de pratiquer parviennent au moins à prendre un rendez-vous avec elles-mêmes tous les jours, même si au début ce n’est que 5 minutes. Mais au moins, durant ces 5 minutes de « présence à soi », la personne est attentive à son état physique et émotionnel.

 

Pourquoi 21 jours ?

 

Maxwell Maltz était chirurgien plastique dans les années 1950 lorsqu'il s'est rendu compte d'une étrange tendance chez ses patients à mettre minimum 21 jours pour s’habituer à leur nouveau corps : "Tous ces phénomènes observés chez la plupart des gens semblent indiquer que l'on a besoin pour s’habituer à leur nouveau corps d'au minimum 21 jours pour faire disparaître une vieille image mentale et en créer une nouvelle" extrait de son livre « Psycho-Cybernetics ». Même si cela n’a absolument aucune valeur scientifique , Maxwell Maltz lui-même ne le revendiquant pas et parlant « d'un minimum de 21 jours », certaines études référentes montreraient plutôt une moyenne de 66 jours. Toutefois, il y a bien une part de vraie dans les observations du docteur M.Maltz chaque jour le témoignage de mes patients à l’appui, montre une véritable prise de conscience naissante au bout 21 jours.

 

Comment se passe le programme ?

 

Tous les jours du 20 avril au 11 mai. Il y aura un thème, une pensée et/ou un exercice de maximum 3 à 5 minutes avec un fil conducteur qui sera modifié et adapté au fur et à mesure des réactions, des commentaires et des questionnements des participants.

 

Et comme la conscience est universelle, les réflexions de pensées seront de tous horizons et sans restriction mentale qu’aucune sorte… fondées sur les notions d'esprit, de matière, de raison, d'humanité et d'individu, qui parfois se combattent ou s'associent… spiritualiste, existentialiste, humaniste, rationaliste, matérialiste… philosophique, psychologique et économique … de la sagesse et tradition, bouddhisme, christianisme, confucianisme, hindouisme, islam, judaïsme, taoïsme …

 

Abordant les domaines du développement personnel, de la famille et de l’activité professionnelle… mais en laissant libre tout un chacun de faire ses propres conclusions dans le respect, l’autonomie et la responsabilité de sa propre conscience.